Jour 9 : La logistique de la caravane.

Ghislain : »C’est fou, il y a un vrai gap entre la 6eme et la 7eme vitesse ! »

Vincent : » oui, 2km/h…. »

Ghislain : »ouais, c’est vrai… c’est ENORME 😉 »

Quelle ivresse de rouler avec 300 chevaux sous le capot, plafonnier ouvert faute de toit ouvrant, musique à fond, lunettes noires, le teint halé, les dents blanches… Nous ne craignons plus personne… à 12 km/h !!!

Mais qui se cache derrière cette belle mécanique à toute épreuve? Nous sommes partis si vite que nous n’avons pas pris le temps de présenter 4 personnes cruciales pour cette traversée. Il s’agit des 3 mécaniciens (Anthony Vendé, responsable logistique de la traverse, David Colin, et Damien Beloin) et du médecin (Christophe Laniece) qui est aussi notre intendant / cuisinier.

Anthony Vendé est Ingénieur d’Etude à l’IPEV. Il s’occupe des centrales électriques et d’une cinquantaine de véhicules et engins sur les stations Antarctiques françaises. Son passé de motoriste dans la course automobile contraste avec la lenteur des convois logistiques en Antarctique. Il a déjà effectué une dizaine de traverses (raid) logistiques et dirigé les traverses scientifiques entre Dôme C et Vostok (2011-12) et entre Cap Prud’homme et le site de forage australien sur le bassin du glacier Aurora (ABN, en 2013-14). Il a aussi effectué, deux hivernages à Dumont D’Urville avant d’intégrer l’équipe permanente de l’IPEV et de participer aux campagnes d’été depuis 2005. Ce jeune (récent) papa, est plus qu’habitué à ces terres hostiles qu’il a découvert pour la première fois il y a 19 ans! En voilà un à qui nous aurons du mal à faire admettre l’existence des antilopes ! dommage… ça aurait pu être notre guide, l’élu comme dans Matrix…

A la suite de son hivernage à Dôme C en 2011, David Colin, ancien compagnon du devoir, a participé au raid scientifique entre Dôme C et Vostok. Il est depuis revenu au cours de chaque campagne pour participer au raid logistique, comme mécanicien. Il a déjà participé à 8 traverses entre Cap Prud’homme et Dôme C, mais aussi au raid scientifique entre Cap Prud’homme et ABN ainsi qu’au forage Lockin de 200 m l’année dernière. Voir David ressouder une lame de dameuse au milieu du désert blanc rappelle qu’il doit sa débrouillardise a son passé dans des milieux difficiles pour les machines, comme les portes du désert au Burkina Faso, ou au Niger. Lui a déjà vu des antilopes d’Afrique ! Peut-être est-il notre guide caché, l’homme de la découverte ultime des antilope sacrées
d’antarctique?

Ou alors serait-ce le petit jeune l’équipe, Damien. Après un BTS et une licence
en mécanique agricole, Damien a décidé de partir à l’aventure et d’hiverner à la
base de Dumont d’Urville. Malgré ses 22 ans, il a très vite compris qu’il ne ferait pas fortune dans la culture du blé, ici… A l’aise dans ce milieu, il semble déjà avoir apprivoisé bon nombre de codes de la traverse mais apprivoisera-t-il l’antilope?

Enfin il y a le Doc, Christophe, dont le CV est difficile à résumer en 4 lignes. Urgentiste en Tarentaise (Savoie) depuis 10 ans, son expérience du secours en montagne l’a déjà conduit à se confronter au froid. Mais l’Antarctique contraste avec son long passé à MSF, l’UNICEF et à l’OMS. Christophe a aussi été diplomate en Guinée Bisao et conseiller du Ministre de la santé de l’île Maurice. Son expérience nous assure d’être correctement pris en charge en cas de pépin, mais est-il à même de reconnaître les traces des Antilopes de celles d’un Pétrel des neiges ! Vu son arrivée récente, nous nous autorisons à en douter.

Mais une chose est sûre, sans eux, nous ne serions pas ici, à 350 km de la côte, par -25°C avec des rafales à 50 km/h pour nous rafraîchir sous un soleil de plomb ! A quand les toits ouvrants sur les tracteurs ? Cela nous permettrait de mieux apprécier la beauté d’un parhélie qui nous a dominés toute la journée…

parhelie2
parhélie

Quel étrange phénomène optique, créé par un autre phénomène tout aussi étrange, au
nom poétique de poussière de diamant (diamond dust)… Ici il peut neiger par ciel clair, par simple condensation de l’humidité résiduelle. Cela donne lieu à des cristaux microscopiques, qui volent dans les airs. Lorsqu’ils passent devant le soleil, la lumière est diffractée en plusieurs cercles qui se croisent. Etrange ! Pas plus que des Antilopes en Antarctique ceci dit !

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