La question du jour!

Sur cette page, les chercheurs du raid ASUMA répondent aux questions envoyées par les élèves. Dans la mesure du possible, et suivant les possibilités de connexion au cours du raid, l’objectif est de répondre à une question par jour.

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Question 21 : Comment le cuisinier fait-il la cuisine ? avec du gaz ? de l’électricité ?  6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier : Il y a un gros groupe électrogène dans la caravane (40 kW) qui permet de chauffer les tracteurs la nuit, la caravane, et d’avoir l’électricité. Le cuisisnier, qui est en fait un médecin, réchauffe les plats sur des plaques électriques, ou au gaz.

Question 20 : Comment occupez-vous vos temps de libre ? 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier : A vrai dire, nous n’avons pas de temps libre. Nous avons finalement assez peu de temps : nous devons faire 1250 km de trajet à 10 km/h. Cela représente 125 heures de conduite. En comptant 5h de conduite par jour, cela représente 25 jours de conduite. Il nous faut ensuite effectuer nos mesures. C’est pourquoi, nous démarrons les tracteurs à 7:30. il faut ensuite
les chauffer, puis démarrer la caravane vers 8h00. Ce n’est pas une manip facile, car le convoi fait environ 200 tonnes. Ensuite, nous roulons sans arrêt jusqu’à 13:30, puis préparons la caravane pour son arrêt. Nous protégeons les tracteurs du vent en les garant derrière la caravane, puis nous mangeons. Nous commençons nos mesures à 14:30 environ, jusqu’à 20h00 pour le dîner. Après le repas, nous terminons généralement nos mesures vers 22h00, puis nous traitons rapidement les données et nous couchons vers 23:30.

Question 19 : Y a-t-il souvent des tempêtes en Antarctique ? 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier : Le vent catabatique, vent très fort qui souffle en surface de la calotte Antarctique, souffle en permanence en hiver dans la zone que nous visitons. L’été il arrive qu’il faiblisse, et soit parfois de quelques km/h en journée, par contre, il forcit la nuit (même si nous n’avons pas de nuit marquée) car ce vent se produit en raison du refroidissement de la surface : le jour, la surface est réchauffée par le soleil ce qui limite la violence du vent.

Question 18 :A quel arrêt du raid êtes-vous ? Quand vas-tu rentrer de ton raid ? Ecole Joliot Curie

Réponse Bruno Jourdain : Nous avons quitté l’arrêt Stop 4 ce matin, et nous roulons (à 8 km/h) en direction du point Charcot. Cet endroit est particulier et symbolique, car c’est là que le pôle sud magnétique se trouvait en 1957 et qui avait été choisi par la France pour installer pendant 2 ans une base scientifique, au milieu de rien du tout ! Un des anciens directeurs de mon laboratoire, qui est très connu (Claude Lorius) a débuté sa carrière en passant une année sur cette base… Normalement, le raid devrait se terminer quand vous reprendrez l’école, début janvier…

Question 17 :Est-ce que tu peux prendre ta douche pendant le raid ? Ecole Joliot Curie

Réponse Bruno Jourdain : Oui ! dans notre convoi, on a une caravane qu’on appelle « énergie », avec un groupe électrogène qui nous fabrique du courant, du chauffage, et de l’eau (en faisant fondre de la neige ; il y a plein de neige ici…) ; il y a un lavabo et une douche dans cette caravane… Nos autres caravanes sont une caravane « vie » où on mange et on dort, 2 caravanes laboratoire où on travaille, une caravane magasin avec les réserves de nourriture et de pièces mécaniques et un container frigorifique où on stocke nos carottes de glace.

Question 16 : Combien de pulls mettez-vous quand vous sortez dehors ? Ecole Joliot Curie

Réponse Bruno Jourdain : Ça dépend un peu des gens et du temps qu’on reste dehors… Moi en général, j’ai un tee-shirt, un sous-pull, un pull et un pantalon, et quand je sors je rajoute la grosse combinaison polaire fournie par l’Institut Polaire, et avec ça je n’ai pas
froid !

Question 15 : Quelle a été la température la plus froide depuis que tu es arrivé ? La plus
chaude ? Ecole Joliot Curie

Réponse Bruno Jourdain : Ça doit être -11°C et -30°C (à vous de mettre dans le bon ordre !)

Question 14 : Vous travaillez dans des conditions extrêmes, et ça semble assez physique, devez-vous vous avant de partir passer des tests à l’effort, vous entraîner ? Club Nature du collège de Domène

Réponse Vincent Favier : Extrêmes… n’exagérons rien, la plupart des russes vivent la moitié de l’année dans des conditions similaires… Il fait entre -15°C et -30°C, avec des vents de 50 km/h pratiquement en continu même si le vent peut être largement plus fort. Mais c’est tout à fait supportable. Nos manips sont souvent assez faciles à mener, seules certaines demandent un peu de force physique (ex. : forage à l’aide du carottier 20m car il n’a pas de treuil pour le remonter). Nous sommes tous assez sportifs (grimpe, haute montagne, ski de rando, ski de fond, course à pied…) ce qui permet de ne pas souffrir lorsque le physique est sollicité. Nous sommes donc un peu entraînés mais cela importe « administrativement parlant ». En effet, pour éviter tout accident, l’IPEV, le CNRS et l’Université exigent une visite médicale avant toute mission en milieu difficile. Ici, nous cumulons 3 contraintes : le froid, l’altitude (l’équivalent de 3000 m en France dans le cadre de la traverse et l’équivalent de 3800 m à Dôme C) et l’éloignement en cas d’urgence majeure. Nous devons donc effectuer, chaque année, de nombreux tests : tests sanguins, radios des poumons, examen ORL, examen dentaire (car avoir une rage de dent ici serait clairement insupportable, et pourrait devenir problématique en cas d’abcès)…. et bien entendu, dans le cas de l’altitude : un test d’effort.

Question 13 : Vous utilisez des instruments, du matériel qui fonctionnent avec de l’électricité, comment cette électricité est-elle produite ? Club Nature du collège de Domène

Réponse Vincent Favier : Oui, ce matériel marche à l’électricité. Certains outils fonctionnent sur batteries et panneaux solaires (ex.: les stations météorologiques). D’autres fonctionnent sur secteur (220 V) et dans cas il nous faut l’électricité. Nous nous branchons alors sur le groupe électrogène qui alimente la caravane. Ce groupe est assez puissant (42KW) car il permet de chauffer les tracteurs lors des arrêts (car sinon les tracteurs ne redémarreraient pas le matin), de chauffer la caravane, d’alimenter la cuisine (four, machine à café, bouilloire, etc…), d’alimenter l’incinolet… et surtout d’alimenter le fondoir ! en effet, nous n’avons pas d’eau liquide ici, en dehors de l’eau que nous buvons. L’eau potable a été préalablement produite à la base de Dumont d’Urville mais pour faire la vaisselle ou prendre une douche, il nous faut produire de l’eau grâce à une fondoir. Le fondoir est donc un grand bassin chauffé, dans lequel nous faisons fondre la neige pour couvrir nos besoins journaliers. Ce fondoir est situé à l’arrière de la caravane, et il est rempli tous les soir à la pelle.

Question 12  : Pourquoi il n’y a jamais de bonhommes de neige en Antarctique ?

Réponse Bruno Jourdain : Bonjour Gwenaël !C’est une très bonne question, tu es très observateur !
Effectivement, il n’y a pas de bonhommes de neige en Antarctique (on en rencontre parfois, mais c’est très très rare) ; la raison, c’est qu’il n’y a pas d’habitant humain en Antarctique, que des gens comme ta maman qui vont y travailler quelques temps, mais ils n’y vivent pas longtemps… Par contre, tu sais qu’il y a beaucoup de manchots qui habitent en Antarctique, et du coup, en général ce qu’on rencontre, ce sont plutôt des manchots de neige, comme sur cette image prise à dôme C !
A bientôt ! Bises (et à ta maman)
Bruno

Réponse Vincent Favier : Bonjour Gwenaël,
je suis content de voir que tu suis nos aventures dans ces terres que ta maman connait bien. Il y a bien sûr l’explication de Bruno mais il y a aussi une explication moins poétique, plutôt physique. Comme ta maman et ton papa connaissent bien la neige, ils préciseront mon explication… mais tu constateras lorsque tu feras un nouveau bonhomme de neige qu’il faut de la neige très collante pour faire la grosse boule de neige qui sert pour faire le
corps et l’autre boule qui sert pour faire la tête. Ces neiges collantes sont celles que l’on a lorsqu’il fait assez chaud et que la neige commence à fondre.
Ici il fait très froid et on ne trouve pas ce type de neige, donc nous ne pouvons pas faire de Bonhommmes de neige. Par contre, si nous pouvions, nous en ferions et nous mettrions une carotte de glace pour faire le nez !
Bises à toute la famille Agosta-Gallouet…
Vincent

Question 11 : Comment gérez-vous vos déchets, eaux usées… pour ne pas polluer cette zone protégée de la planète ? Avec de telles conditions climatiques, la décomposition est-elle possible ? » Club Nature du collège de Domène

Réponse Vincent Favier : Sur le raid, nous séparons les déchets. Les déchets alimentaires sont ramenés avec les déchets papiers et cartons, dits incinérables. Les métaux sont classés par catégories. Les eaux de vaisselle ne sont pas collectées, par contre l’urine est rassemblée et ramenée sur la côte à la station de Cap Prud’Homme. Pour les matières fécales, nous les incinérons directement grâce à des toilettes spéciales appelées incinolets, car bien entendu, ici, la décomposition serait impossible. Pour ce qui est des huiles moteurs ou autres déchets provenant des véhicules, ils sont collectés et ramenés à Cap Prud’Homme. Nos déchets rentrent alors dans le circuit des déchets des bases, avec rapatriement en l’Australie pour la plupart des déchets.

Question 10 : Avez-vous un mécanicien avec vous ? Un cuisinier ? 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier :  Nous avons 2 mécaniciens, et un chef de raid qui est aussi mécanicien. C’est totalement indispensable car toute panne peut compromettre la traverse. Or, le milieu est très compliqué pour les machines et les casses sont très fréquentes, en raison des températures, et des chocs violents : la neige est pratiquement aussi dure que la glace et la dameuse doit casser la surface pour permettre de damer. Il arrive de casser le lames de dameuses !
La cuisine a été préparée avant le départ par les cuisiniers des bases de Dumont d’Urville et de Cap Prud’homme. Les repas sont congelés et ensuite réchauffés. Cela permet d’éviter de perdre du temps sur la traverse.

Question 9 : Combien de temps vous arrêtez-vous à chaque arrêt (stop0, stop1…) ? 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier :  Nous devons nous arrêter entre 1 et 3 jours, cela dépendra des stops, et de la quantité de mesures à effectuer. La durée dépend de l’intérêt que nous portons à chaque stop en terme scientifique.

Question 8 : Comment l’étude des carottes de glace ou de neige vous permet-elle de comprendre si l’Antarctique grossit ou maigrit ? Club Nature du collège de Domène

Réponse Vincent Favier :  Dans les carottes, il est possible de suivre la concentration de certaines espèces chimiques et des isotopes de l’eau. Les isotopes de l’eau, par exemple, évoluent en fonction de la température des précipitations. Leur concentration évolue donc en fonction de la saison. Nous pouvons donc retrouver les hivers d’une année à l’autre. Il est donc possible de dire quelle quantité de neige est tombée en un an. Si nous effectuons cela sur plusieurs décennies, il est alors possible de regarder la tendance d’évolution de l’accumulation d’une décennie sur l’autre. Nous pouvons donc savoir si l’accumulation augmente ou diminue, donc si la calotte grossit ou maigrit en surface.

Question 7 : Est-ce que vous avez des drones pour survoler l’Antarctique ?

Réponse Bruno Jourdain : On avait prévu d’en amener un pour faire des photos aériennes de la neige de surface, un autre type de mesure. Malheureusement, il a eu une panne au mois de
septembre quand on apprenait à s’en servir et il s’est  cassé, on n’a pas pu le réparer à temps…

Question 6 : La vie est-elle dure en Antarctique ? (température extérieure, température dans les habitations, loin de la famille au moment des fêtes de fin d’année ? conditions de vie en général…) 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier : En dehors des bases, la vie serait très dure. Il n’y a pratiquement pas de sol et le sol gèle en permanence, ce qui empêcherait toute culture. Au delà, il est interdit, en raison d’un accord international (traité de l’antarctique, accords de madrid) interdisant l’introduction d’espèces végétales et animales sur le continent. Nous n’avons donc pas de chiens de traineaux ! La température et le vent dépendent de la zone où l’on se trouve. Sur la côte (à la base de Dumont d’Urville par exemple), la température en été est de l’ordre de -10°C la nuit et 0°C le jour, elle descend à -30°C en hiver. Le vent y est très violent toute l’année, mais surtout l’hiver avec de vents pouvant dépasser les 200 km/h. A l’intérieur de la calotte (par exemple à la base de Dôme C), la température chute énormément, avec des valeurs de -35°C environ l’été, et jusqu’à -80°C en hiver.

Le vent y est par contre assez faible, souvent pratiquement nul. Les bases par contre sont très agréables et sont chauffées, il y fait la même température que dans vos maisons. Enfin, partir au moment des fêtes de fin d’année est bien entendu difficile lorsque l’on a une famille et des enfants.

Mais c’est le lot de beaucoup de métiers (marins, militaires, travailleurs du secteur des mines et du pétrole…)

Question 5 : Quels animaux et végétaux peut-on rencontrer en Antarctique ? Club Nature du collège de Domène

Réponse Bruno Jourdain : Bonjour Domène!

Je peux déjà vous dire quelles bestioles on a rencontré depuis notre départ :
– des oiseaux, et en particulier les vedettes de l’Antarctique : les manchots ! à Dumont d’Urville, on a vu les manchots Adélie, de petits être sur-excités (mais quand on y était, ils couvaient leurs oeufs, donc ils étaient assez calme), ainsi que des manchots Empereur, grands et majestueux, les héros de la Marche de l’Empereur ou de Happy Feet… nous avons vu d’autres oiseaux aussi, des Pétrels des Neiges, tous blancs sauf les pattes et les yeux noirs, des Damiers du Cap, aux ailes toutes tachetées, des Pétrels Tempêtes, tous petits qui semblent voltiger dans le vent, des Pétrels Géants, gigantesques (j’en ai vus en train de manger des bébés manchots empereurs…), des Skuas, gros oiseaux magnifiques et malins…, des Fulmar Antarctiques, blancs et gris aux traits très fins…

– des Phoques de Weddell, grosses limaces de 400 kg posées sur la banquise, en train d’allaiter leur nouveau-né qui devait avoir un mois mi novembre…

Il y a d’autres oiseaux qu’on n’a pas observés, notamment des Pétrels Antarctique qui ne nichent pas à Dumont d’Urville, et d’autres espèces de phoques aussi (Crabier, de Ross, Léopard) ; il y a aussi plein de cétacés dans l’océan autour de l’Antarctique (différentes espèces de baleines, dont des orques), et une faune incroyable allant du Krill à diverses espèces de poissons… tous ces animaux se trouvent sur les côtes de l’Antarctique, près de l’océan où ils se nourrissent. Dès qu’on rentre à l’intérieur des terres (des glaces…), il n’y a plus rien. Ou presque : hier et avant hier, à plus de 250 km de la côte, nous avons observé un fulmar et plusieurs pétrels des neiges, assez incroyable si loin de l’océan… et puis il y a cette histoire d’antilope des neiges, que l’on cherche, sans savoir si elle existe vraiment…

Coté végétaux, c’est beaucoup plus pauvre : à Dumont d’Urville, seule une espèce de lichen pousse sur les rochers à un endroit de l’archipel… plus au nord, dans certaines régions de la
péninsule antarctique, on peut trouver quelques herbes… à bientôt !
Question 4 : Comment avez-vous du réseau internet en Antarctique ? 6ème du collège Pierre Grange d’Albertville

Réponse Vincent Favier : Nous avons une connexion par satellite, c’est pourquoi notre connexion présente un faible débit et ne nous permet pas d’envoyer des fichiers trop lourds.

Question 3 : Comment faites-vous pour évacuer un blessé pendant le raid ? Ecole Joliot Curie

Réponse Bruno Jourdain : Disons qu’on va essayer de faire en sorte qu’il n’y ait pas de blessé… sinon, ça va être compliqué : il faudra faire venir un petit avion avec des skis (un twin otter), lui préparer une piste d’atterrissage avec la dameuse, et espérer que le temps soit clément pour que l’avion puisse venir : ça peut prendre plusieurs jours… Il y a un médecin avec nous sur le raid, mais il ne peut pas faire de grosses interventions…

Question 2 : Qu’est-ce que l’albédo? 

Réponse Vincent Favier L’albédo et le rapport entre la quantité de rayonnement solaire réfléchi par la surface et celle arrivant sur la surface. Sa valeur est comprise entre 0 et 1.
C’est une variable cruciale pour la neige car elle exprime le pouvoir réfléchissant de la surface. Lorsque la neige est fraîche, une grande part du rayonnement incident est réfléchie : l’albédo est alors proche de 0.9 (10% du rayonnement incident est absorbé par la surface). Lorsque la surface est sale ou lorsque neige se transforme et que les grains grossissent (en particulier à cause de la fonte) alors une part importante du rayonnement incident est absorbée par la surface et l’albédo diminue (jusqu’à 0.7 pour la neige assez ancienne, voire moins (0.5) lorsque celle-ci est très sale). Ainsi, plus la neige vieillit, plus son albédo diminue, plus la part de rayonnement solaire absorbée par la surface devient importante. La neige va donc avoir tendance à se réchauffer et fondre de plus en plus vite. En particulier, la glace à un albédo plus faible que la neige. C’est pourquoi, lorsque la neige disparaît en surface d’un glacier, sa fonte à tendance à s’accentuer.

Question 1 : Quand et comment partez vous en Antarctique? 

Réponse Vincent Favier : Je m’envole pour l’Antarctique le 29 octobre. Le chemin est long. Je commence par aller en Nouvelle Zélande. De là, je me rends au pays des glaces par avion. On peut également y aller par bateau, à bord de l’Astrolabe. C’est un peu plus long (6 jours de traversée, si tout se passe bien, et que le bâteau ne se fait pas piéger par la banquise!), mais c’est une belle traversée… Le reste de l’équipe me rejoint 15 jours plus tard, et le raid pourra commencer, si tout se passe bien, début Décembre. Mais l’Antarctique est pleine d’imprévus, et la météo a pleins pourvoirs sur l’organisation et la logistique!… A suivre!

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L’Astrolabe, le bâteau français reliant la Tasmanie à l’Antarctique. Lorsque la banquise l’empêche d’avancer, le bâteau n’arrive pas jusqu’au port de la base Dumont D’Urville, ce qui rend le transport d’hommes, de matériels, et de nourriture plus compliqué…
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